En 2026, la durée d’indemnisation est égale au nombre de jours de votre période de référence multiplié par 0,75. Elle va de 6 mois au minimum à 18 mois au maximum avant 55 ans, 22,5 mois à 55-56 ans et 27 mois à partir de 57 ans. Depuis le 1er septembre 2026, elle est limitée à 15 mois après une rupture conventionnelle individuelle.
Le calcul de la durée : jours de la période × 0,75
Durée = jours calendaires de la période de référence × 0,75
La période de référence va du premier au dernier jour travaillé dans les 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans). Le coefficient de 0,75, dit de contracyclicité, s’applique aux fins de contrat depuis le 1er février 2023 : il réduit de 25 % la durée tant que le taux de chômage reste sous 9 % et n’augmente pas fortement. Si la conjoncture se dégrade, un complément de fin de droits rend la durée perdue.
| Mois travaillés | Âge | Durée des droits | En jours |
|---|---|---|---|
| 6 mois | < 55 ans | 6 mois | 182 |
| 9 mois | < 55 ans | 7 mois | 206 |
| 12 mois | < 55 ans | 9 mois | 274 |
| 18 mois | < 55 ans | 13,5 mois | 411 |
| 24 mois | < 55 ans | 18 mois | 548 |
| 30 mois | 55-56 ans | 22,5 mois | 685 |
| 36 mois | 55-56 ans | 22,5 mois | 685 |
| 36 mois | 57 ans et + | 27 mois | 822 |
Les durées maximales selon l’âge
Depuis le 1er avril 2025, les bornes d’âge des seniors ont été relevées de deux ans : 55 ans (au lieu de 53) pour 22,5 mois et 57 ans (au lieu de 55) pour 27 mois. Ces durées s’entendent coefficient de 0,75 appliqué (730, 913 et 1 095 jours avant coefficient). Les seniors bénéficient aussi d’une période de référence de 36 mois pour trouver leurs 6 mois d’affiliation. Voir chômage des seniors.
Rupture conventionnelle : une durée plafonnée depuis septembre 2026
Pour les ruptures conventionnelles individuelles dont le contrat prend fin à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est de 456 jours (15 mois) avant 55 ans et de 624 jours (20,5 mois) à partir de 55 ans, avec une prolongation possible sur demande jusqu’à 22,5 ou 27 mois. Les ruptures conventionnelles collectives ne sont pas concernées. Pour un ancien salaire de 2 500 € brut, la différence représente 4 083 € d’allocations. Détails : rupture conventionnelle et chômage.
Prolonger ses droits : cumul, formation, rechargement
- Cumul emploi-chômage : les jours non indemnisés pendant une reprise d’activité sont reportés, la date de fin de droits recule (voir le cumul).
- Rechargement : si vous avez retravaillé au moins 130 jours ou 910 heures pendant votre indemnisation, de nouveaux droits peuvent être ouverts à l’épuisement des précédents.
- Formation : l’ARE-Formation est versée pendant une formation prescrite et peut, sous conditions, être prolongée par une rémunération de fin de formation.
- Maintien jusqu’à la retraite : sous conditions d’âge et d’affiliation, les allocataires proches de la retraite peuvent être indemnisés jusqu’à l’âge du taux plein.
Questions fréquentes sur l’allocation chômage
Combien de temps dure le chômage en 2026 ?
De 6 mois minimum à 18 mois maximum avant 55 ans, 22,5 mois à 55-56 ans et 27 mois à partir de 57 ans, selon la durée travaillée multipliée par 0,75.
Combien de mois de chômage pour 12 mois travaillés ?
Environ 9 mois (274 jours) : 365 jours de période de référence multipliés par le coefficient de 0,75.
Faut-il avoir travaillé 24 mois pour toucher 18 mois de chômage ?
Oui. Avant 55 ans, la durée maximale de 18 mois (548 jours) est atteinte avec 24 mois d’emploi dans la période de référence.
Quelle est la durée du chômage après une rupture conventionnelle ?
Pour un contrat qui prend fin à compter du 1er septembre 2026, 15 mois maximum avant 55 ans et 20,5 mois à partir de 55 ans, prolongeables sur demande jusqu’aux durées de droit commun pour les seniors.
Qu’est-ce que le coefficient de 0,75 ?
C’est le coefficient de contracyclicité appliqué depuis février 2023 : il réduit de 25 % la durée d’indemnisation tant que le taux de chômage reste inférieur à 9 %.
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Sources et hypothèses
- Unédic, communiqué du 30 juin 2026 : pas de revalorisation au 1er juillet 2026 ; restent en vigueur les montants du 1er juillet 2025 (partie fixe 13,18 €, allocation minimale 32,13 €, plancher ARE-Formation 22,99 €, plancher de dégressivité 92,57 € par jour).
- France Travail, « Données à connaître » au 1er juin 2026 : formule 40,4 % du SJR + partie fixe ou 57 % du SJR, plafond 75 % du SJR, salaire de référence plafonné à 16 020 €/mois (SJR max. 526,86 €), dégressivité (moins de 55 ans, SJR supérieur à 162,40 €, coefficient 30 % au 183e jour), durées 730/913/1 095 jours × coefficient 0,75, durée minimale 182 jours, différés, ARCE 60 %.
- Unédic, fiche « Retenues sociales sur les allocations » (mise à jour du 13 octobre 2026) : retraite complémentaire 3 % du SJR (seuil 32,13 €), CSG 6,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % de l’allocation (seuil 61 €/jour).
- Unédic, fiche « Rupture conventionnelle » : durées maximales de 456 jours (moins de 55 ans) et 624 jours (55 ans et plus) pour les fins de contrat à compter du 1er septembre 2026 (avenant n° 3 du 25 février 2026, loi du 11 juin 2026).
- France Travail : allocation mensualisée sur 30 jours depuis le 1er avril 2025 ; Unédic, fiche « Différé d’indemnisation spécifique » (diviseur 111,8 en 2026, 150 jours max.) ; Service-public Entreprendre F15252 (ARCE, vérifié le 13 août 2026).