🇫🇷 2026
GUIDE ASSURANCE CHÔMAGE · À JOUR NOVEMBRE 2026

Démission et chômage : quand la démission est-elle légitime ?

Démissions légitimes, projet de reconversion, réexamen à 121 jours : vos options.

En principe, une démission ne donne pas droit au chômage, car la perte d’emploi est volontaire. Il existe cependant trois portes de sortie : les démissions considérées comme légitimes par la réglementation, la démission pour projet de reconversion validé, et le réexamen de votre situation après 121 jours de chômage si vous avez cherché activement un emploi.

Démission classiquepas d’AREperte volontaire
Démission légitimeAREliste réglementaire
Reconversion5 ans1 300 jours sur 60 mois
Réexamen121 jourspar l’instance paritaire
Abandon de posteprésumédémission depuis 2023

Les principaux cas de démission légitime

La réglementation d’assurance chômage énumère les situations dans lesquelles une démission est assimilée à une perte involontaire d’emploi. Les plus fréquentes :

Chaque cas exige des justificatifs précis : vérifiez auprès de France Travail avant de démissionner.

La démission pour projet de reconversion professionnelle

Depuis novembre 2019, un salarié en CDI peut démissionner et toucher l’ARE pour mener un projet de reconversion réel et sérieux (formation ou création d’entreprise). Conditions :

France Travail vérifie ensuite, dans les 6 mois, que vous mettez bien en œuvre le projet ; à défaut, l’indemnisation peut être interrompue.

Schéma : les options pour toucher le chômage après une démission1Je veux démissionnerMon cas figure-t-il dans la liste des démissions légitimes ?2Cas légitimeOui : ARE dans les conditions habituelles3Projet de reconversion5 ans d’activité + CEP + validation Transitions Pro4SinonPas d’ARE immédiate5Après 121 joursRéexamen par l’instance paritaire régionale
Démission et chômage : les trois voies possibles.

Démission non légitime : le réexamen après 121 jours

Si votre démission n’entre dans aucun cas, vous pouvez demander, après 121 jours de chômage non indemnisé, un réexamen par l’instance paritaire régionale (IPR) de France Travail. Vous devez prouver une recherche active d’emploi (candidatures, entretiens, formations). En cas d’accord, l’ARE est versée à partir du 122e jour, avec la durée et le montant calculés sur votre ancien emploi.

Autre cas : si, après votre démission, vous retravaillez au moins 65 jours ou 455 heures et perdez ce nouvel emploi involontairement, la démission antérieure ne fait en principe plus obstacle à l’ouverture de droits.

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Abandon de poste et rupture conventionnelle

Depuis 2023, l’abandon de poste est présumé être une démission après mise en demeure de l’employeur : il ne permet donc plus de toucher l’ARE. Si vous souhaitez partir, la rupture conventionnelle reste la voie qui ouvre droit au chômage, mais avec une durée maximale réduite à 15 mois depuis le 1er septembre 2026.

Questions fréquentes sur l’allocation chômage

Peut-on toucher le chômage après une démission ?

Oui, si la démission est considérée comme légitime (suivi de conjoint, salaires impayés, violences conjugales, etc.), si elle s’inscrit dans un projet de reconversion validé, ou après un réexamen favorable au bout de 121 jours.

Quelles sont les conditions de la démission pour reconversion ?

Avoir 5 ans d’activité salariée continue (1 300 jours sur 60 mois), bénéficier d’un conseil en évolution professionnelle et faire valider le projet par Transitions Pro avant de démissionner.

Qu’est-ce que le réexamen à 121 jours ?

Après 121 jours de chômage suivant une démission non légitime, l’instance paritaire régionale de France Travail peut accorder l’ARE si vous prouvez une recherche active d’emploi.

L’abandon de poste donne-t-il droit au chômage ?

Non, depuis 2023 l’abandon de poste est présumé être une démission, ce qui ne permet pas, en principe, de toucher l’ARE.

Que se passe-t-il si je retrouve un emploi après une démission puis le perds ?

Si vous avez retravaillé au moins 65 jours ou 455 heures et que le nouvel emploi prend fin involontairement, la démission antérieure ne bloque en principe plus l’ouverture de droits.

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Sources et hypothèses

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