Un demandeur d’emploi qui crée ou reprend une entreprise a le choix entre l’ARCE, un capital égal à 60 % de ses droits restants versé en deux fois, et le maintien de l’ARE chaque mois en complément des revenus de l’activité. Depuis le 1er avril 2025, ce maintien est lui aussi limité à 60 % des droits restants, ce qui rapproche les deux options.
L’ARCE : un capital en deux fois
L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise est égale à 60 % du montant des allocations restant dues au début de l’activité, diminué de la participation de 3 % au financement des retraites complémentaires. Il faut être indemnisé, créer ou reprendre l’entreprise après la fin du contrat et bénéficier de l’Acre. La moitié est versée au démarrage, l’autre moitié six mois plus tard, si l’activité existe toujours et que vous n’occupez pas un CDI à temps plein.
| Ancien salaire | ARE/jour | Droits (18 mois) | ARCE estimée | 1er versement |
|---|---|---|---|---|
| 2 000 € | 39,74 € | 21 780 € | 12 419 € | 6 210 € |
| 3 000 € | 56,22 € | 30 808 € | 17 512 € | 8 756 € |
| 4 000 € | 74,96 € | 41 077 € | 23 349 € | 11 675 € |
Estimation avec 548 jours de droits restants, avant dégressivité ; l’ARCE est calculée sur le reliquat réel au jour de la demande.
Le maintien de l’ARE : des mensualités sécurisantes
Vous pouvez aussi conserver votre allocation mensuelle pendant le lancement. L’ARE versée tient compte des revenus non salariés déclarés ; pour les micro-entrepreneurs, c’est le chiffre d’affaires après abattement forfaitaire qui est retenu. Depuis le 1er avril 2025, le total d’ARE perçu en cumul est plafonné à 60 % des droits restants au jour de la création, les 40 % restants pouvant être versés en cas d’absence de revenus ou de cessation, après examen par l’instance paritaire.
Comment choisir ?
| Critère | ARCE | Maintien de l’ARE |
|---|---|---|
| Besoin de trésorerie au démarrage | Oui : capital immédiat | Mensualités |
| Revenus d’activité rapides | Avantageux | ARE réduite |
| Activité incertaine | Risqué | Sécurisant |
| Trimestres de retraite | Non | Oui |
| Retour au chômage | Reliquat après délai | Droits restants |
- Choisissez l’ARCE si vous avez besoin d’investir (matériel, stock, fonds de commerce) ou si vous comptez vous rémunérer vite.
- Préférez le maintien de l’ARE si votre activité démarre lentement, si vous voulez valider des trimestres de retraite ou garder un filet de sécurité.
Si l’activité s’arrête
Après l’ARCE, si l’entreprise cesse, vous pouvez vous réinscrire et récupérer le reliquat de droits non transformé en capital, après un délai correspondant à la période couverte par le second versement. Avec le maintien de l’ARE, vos droits restants sont directement mobilisables. Dans les deux cas, pensez au cumul emploi-chômage si vous reprenez un emploi salarié en parallèle.
Questions fréquentes sur l’allocation chômage
Quel est le montant de l’ARCE en 2026 ?
L’ARCE est égale à 60 % des allocations chômage restantes au début de l’activité, diminuée de la participation de 3 % aux retraites complémentaires, et versée en deux fois à six mois d’intervalle.
Faut-il l’Acre pour toucher l’ARCE ?
Oui. Il faut bénéficier de l’Acre, percevoir l’ARE et créer ou reprendre l’entreprise après la fin de son contrat de travail.
Quelles conditions pour le second versement de l’ARCE ?
L’activité doit toujours exister six mois après le premier versement et vous ne devez pas occuper un CDI à temps plein.
Peut-on garder l’ARE en créant son entreprise ?
Oui, en cumulant l’ARE avec les revenus de l’activité. Depuis le 1er avril 2025, ce cumul est limité à 60 % des droits restants au jour de la création.
ARCE ou ARE : laquelle valide des trimestres de retraite ?
Le maintien de l’ARE permet de valider des trimestres assimilés au titre du chômage indemnisé ; l’ARCE, versée en capital, n’en valide pas.
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Sources et hypothèses
- Unédic, communiqué du 30 juin 2026 : pas de revalorisation au 1er juillet 2026 ; restent en vigueur les montants du 1er juillet 2025 (partie fixe 13,18 €, allocation minimale 32,13 €, plancher ARE-Formation 22,99 €, plancher de dégressivité 92,57 € par jour).
- France Travail, « Données à connaître » au 1er juin 2026 : formule 40,4 % du SJR + partie fixe ou 57 % du SJR, plafond 75 % du SJR, salaire de référence plafonné à 16 020 €/mois (SJR max. 526,86 €), dégressivité (moins de 55 ans, SJR supérieur à 162,40 €, coefficient 30 % au 183e jour), durées 730/913/1 095 jours × coefficient 0,75, durée minimale 182 jours, différés, ARCE 60 %.
- Unédic, fiche « Retenues sociales sur les allocations » (mise à jour du 13 octobre 2026) : retraite complémentaire 3 % du SJR (seuil 32,13 €), CSG 6,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % de l’allocation (seuil 61 €/jour).
- Unédic, fiche « Rupture conventionnelle » : durées maximales de 456 jours (moins de 55 ans) et 624 jours (55 ans et plus) pour les fins de contrat à compter du 1er septembre 2026 (avenant n° 3 du 25 février 2026, loi du 11 juin 2026).
- France Travail : allocation mensualisée sur 30 jours depuis le 1er avril 2025 ; Unédic, fiche « Différé d’indemnisation spécifique » (diviseur 111,8 en 2026, 150 jours max.) ; Service-public Entreprendre F15252 (ARCE, vérifié le 13 août 2026).